Denis Rivière, peintre

Aout

J’ai droit à de copieux couchers de soleil. Malheureusement, ces moments s’avèrent impossibles à transcrire. Les couleurs s’allument, s’éteignent, se rallument, changent de registre et d’intensité et disparaissent dans un puits si vaste et si profond que le regard s’y noie. Le retour vers Paris est compliqué, chaotique. Grâce à l’imbécillité de la compagnie aérienne américaine qui assure le transport vers la France, je suis obligé de faire escale à l’aéroport de Washington-Dulles, souvenir impérissable d’un lieu entre parenthèses peuplé d’américains très moyens. J’achève ce mois à Honfleur. C’est une promenade dans mon enfance où le souvenir maternel rend plus présent encore le vide engendré par celle qui n’est plus.

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