Denis Rivière, peintre

Février

Un mois est passé, il en reste 11. Je dois tenir la distance et me méfier de tout emballement comme de toute déprime. Une simple grippe peut compromettre cette belle façon d’illustrer le temps qui passe. Les endroits où je m’installe pour travailler sont toujours variés. Je délaisse, pour l’instant, mon atelier.

Partout où je vais, je recherche le meilleur angle de vue sur le ciel. Je commence souvent ma journée par ce travail. Si, pour des raisons liées au temps, à la lumière, au lieu ou à une quelconque impossibilité physique, je ne peux le réaliser au saut du lit, alors, c’est l’obsession de ce qui n’a pas encore été fait.

La tension grandit avec le défilement des heures. Et si, par malheur, le ciel se bouchait ce soir, comment m’en sortirais-je ?

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